Les Néo-Barbares Michel Warschawski




Excellente analyse de Michel Warschawski daté du 29 Mars 2007, trouvé sur "Planète non-violence"

D’un point de vue éthique, l’histoire ne reste pas immobile : si elle ne mute pas vers moins d’oppression et plus de justice, elle le fait vers moins de droit et plus de barbarie. Paraphrasant la socialiste révolutionnaire allemande Rosa Luxembourg, qui a prédit 20 ans avant la montée du nazisme « soit le socialisme, soit la barbarie » nous pouvons dire aujourd’hui que le 21ème siècle sera « soit la règle du Droit, soit la Loi de la Jungle ». Cependant, il semble que dans la première décennie de ce troisième millénaire ce soit la Loi de la Jungle qui soit la tête.

Dans un article publié il y a un mois dans Haaretz, le journaliste et analyste Tom Segev a essayé de réfléchir à l’idée que le contexte politique mondial actuel est bien pire qu’il l’était, disons, il y a deux décennies. Selon Segev, la guerre, l’oppression et la destruction caractérisent la réalité politique de notre planète depuis les 5 dernières décennies, et rien n’a changé ni qualitativement, ni quantitativement dans le passé récent. Segev va plus loin encore, affirmant que le « clash des civilisations » n’est pas un nouveau phénomène, mais a été une caractéristique des décennies précédentes, bien que sous différentes appellations.

Aucun doute que les 4 décennies qui ont suivi la deuxième guerre mondiale n’ont pas été pacifiques, et pendant cette période plus de 76 millions d’êtres humains ont péri, lors de guerres, de révolutions et à travers la répression de masse menées par des dictatures *. C’est vrai aussi, que pendant les années 50, 60, et 70, le « nord « a mené une guerre coloniale contre le « sud » et « l’ouest » une « guerre de civilisation » contre le bloc communiste de l’est.

Néanmoins, il y a une différence qualitative entre la situation présente et les 40 ans qui ont suivi la victoire sur le nazisme. 3 principaux facteurs ont limité les aspirations hégémoniques des USA après la deuxième guerre mondiale :

* L’existence de la superpuissance soviétique


* La force d’une classe ouvrière organisée dans les pays impérialistes


* Les effets de la mémoire des horreurs du fascisme sur l’opinion publique internationale, et la perception de l’illégitimité de l’unilatéralisme, de l’agression militaire, etc…


A cause de ces facteurs, les grandes puissances ont été obligées de manœuvrer sous la pression d’une vaste opposition politique (mouvements anti-coloniaux, oppositions démocratiques de masse) et ont constamment eu besoin d’inventer des prétextes pour fournir une légitimité à leurs guerres, et leurs actes de répression à travers le monde.

Cependant, 50 ans après la victoire sur le fascisme, les grandes puissances impérialistes ne sont plus liées par ces contraintes – les US en particulier. Guerres « préventives », aventures coloniales, etc… sont de nouveau légitimées, ou, plus précisément, ne sont plus contestées de manière à ce que ceux qui les perpétuent soient sérieusement inquiétés. En l’absence d’une opposition puissante, la direction néo conservatrice de l’Empire a pu créer un nouveau «discours mondial » qui, au moins partiellement, a pu conquérir les esprits d’une partie importante de ceux qui sont les victimes de l’Empire.

Les 4 principaux éléments de ce discours sont :

* L’effondrement de l’Union Soviétique est l’ultime preuve que le capitalisme est la seule voie viable ;


* la civilisation (occidentale) est menacée par un nouvel ennemi mondial : le terrorisme ;


* Une guerre préventive mondiale permanente est nécessaire pour protéger la civilisation contre les nouveaux barbares (terrorisme/islam) et leurs alliées ;


* Dans cette guerre pour la survie de la civilisation, il ne peut, il ne doit pas y avoir de restrictions : toutes les normes et conventions des 50 dernières années sont caduques.


Et, effectivement, dans leur croisade pour ce qu’ils appellent « le Nouveau Siècle Américain », i.e, en imposant par la force l’hégémonie totale de leur Empire sous le prétexte superficiel de « guerre contre le terrorisme », ceux de l’administration US ont déclaré toute restriction morale et régulation internationale obsolètes.

Déjà, en 2003, George W. Bush a annoncé que les Conventions de Genève étaient obsolètes dans la guerre contre le terrorisme. Guantanamo a été ouvert en violation non seulement du droit international, mais aussi en violation de la loi des Etats-Unis d’Amérique. Pour priver ceux suspectés de terrorisme de toute protection en matière de droits, la même administration a décidé d’inventer une nouvelle catégorie de détenus : ni criminel, ni prisonnier de guerre, mais « suspects de terrorisme ».

La ressemblance entre les pratiques US et d’Israël est étonnante : déjà dans les années 70, les autorités militaires israéliennes avaient annoncé, dans la Haute Cour de Justice, de même que lors de conférences internationales, que, dans le cas des territoires palestiniens occupés (TPO) les conventions de Genève ne s’appliquent pas. De plus depuis les années 60, les prisonniers politiques palestiniens ont été catalogués comme n’étant ni des prisonniers criminels, ni des détenus politiques, et la « prison secrète » découverte par l’avocate Lean Tsumeb, prés du kibboutz Ma’am en 2003 est la soeur jumelle de celle de Guantanamo.

En plus, selon à la fois la direction néo conservatrice US et le gouvernement israélien, le but des guerres n’est plus de gagner une bataille, de conquérir un territoire ou de changer le régime, mais de détruire des états et de démanteler des sociétés entières.

L’état d’Israël – mais aussi la grande majorité au sein de la société israélienne – a entièrement internalisé cette analyse néo conservatrice et la stratégie qui logiquement en découle. En fait, pendant la dernière décennie, Israël - Palestine a été le laboratoire d’une telle stratégie, et les palestiniens ont été les cobayes. C’est le cas, y compris en matière d’armement, comme le journal italien de gauche El Manifesto l’a récemment confirmé, révélant l’utilisation de l’un des nouveaux types de bombes fabriquées aux US, le plus barbare, et utilisé dans la dernière attaque contre la population civile de Gaza.

La guerre israélienne contre les palestiniens a clairement pour but de détruire la société palestinienne et transformer la nation palestinienne en tribus éparpillées, comme les américains essaient de le faire en Afghanistan et en Irak.

Effectivement toutes les guerres sont barbares, mais la guerre israélienne dans les TPO (et son contexte plus large, la guerre préventive sans fin contre le terrorisme) représente une nouvelle étape de la barbarie moderne. Bien que la définition de « génocide » soit inexacte, on peut adopter celle du professeur Salah Abdel Jawad de l’Université de Bir Zeit de « sociocide », ou celle des sociologues israéliens de « politicide ».

La terre sur laquelle est enracinée le peuple palestinien est volée par des « colonies légales » et des « avant-postes illégaux » provoquant de plus en plus « d’auto – transfert », le mur atomise la société palestinienne en cantons isolés, de nouvelles lois et règles ont pour but de limiter l’entrée des palestiniens dans le territoire palestinien, de même que leur capacité à se déplacer à l’intérieur de leur propre territoire, les représentants démocratiquement élus de la population de Jérusalem ont été chassés de la ville, et des douzaines de ministres et membres du conseil législatif kidnappés et emprisonnés comme otages pour un éventuel échange de prisonniers.

En plus de tous ces maux, il y a les horreurs d’Hébron ou la population locale subit un harassement quotidien des colons et de l’armée israélienne, population à qui il est refusé l’accès à une part importante de sa ville, et le martyr de Gaza, qui a été la cible d’un blocus économique et de bombardements systématiques israéliens, détruisant les infrastructures de base et massacrant des centaines.

Inutile de dire que tous ces crimes, certains ayant été décrits comme des crimes contre l’humanité par Human Rights Watch, ne provoquent aucune sanction, ou même une protestation par la soi disante communauté internationale. L’impunité des barbares est la nouvelle norme, de l’Irak à Gaza. En ce qui concerne le « camp de la paix » israélien, il est entré dans un coma profond le jour où Ehud Barak est revenu de camp David, avalant le gros mensonge avec un certain sentiment de soulagement sur le « danger existentiel » menaçant Israël.

La ressemblance entre la stratégie et les méthodes d’Israël et de ceux des US, pose la question de qui est le chien et qui est la queue, ou, en d ‘autres termes, qui dirige qui : est-ce le lobby israélien qui pousse l’administration US selon les besoins de l’état sioniste, ou l’administration US qui pousse Israël à appliquer sa politique mondiale de guerre au Moyen Orient ?

En réalité, c’est une mauvaise question : il n’y a ni chien ni queue, mais une guerre mondiale de recolonisation, et un monstre agressif à deux affreuses têtes. Les stratégies néo conservatrices ont été élaborées conjointement avec des politiciens et penseurs israéliens, et mises en application simultanément, bien qu’on ne peut nier qu’Israël ait eu l’opportunité de tester la stratégie et les méthodes avant les USA, les néo cons israéliens ayant gagné les élections 4 ans avant leurs homologues américains.

Les US et Israël – mais aussi Blair de Grande Bretagne, l’Italie de Berlusconi et même Romano Prodi, et de plus en plus d’autres nations occidentales – mènent une guerre mondiale contre les peuples de la planète, avec un agenda caché : imposer par la violence et ou la menace la règle de l’empire néolibéral. Cette guerre mondiale est une croisade des Néo-Barbares contre la civilisation humaine.

Le rôle d’Israël dans ce partenariat c’est d’éradiquer toute forme de résistance à l’Empire au Moyen Orient, et tout d’abord la résistance emblématique palestinienne, qui, en ce moment de l’histoire, est une ligne de défense non seulement pour le peuple palestinien, mais pour tous les peuples et nations du Moyen Orient, du Liban à l’Iran. C’est pour cela que le soutien à la résistance palestinienne a besoin d’être comprise comme une priorité stratégique pour tous les ennemis de la barbarie, au Moyen Orient de même que dans le reste du monde.

Michel Warschawski 24/10/06

* Democide Since World War II” R.J. Rummel (numbers for 1945 – 1987).

Michel Warschawski est un activiste israélien, cofondateur et coprésident d’Alternative Information Center (AIC) Centre d’Information Alternative.


Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

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Michel Warschawski: Non, non et non! Pas en leur nom, pas en notre nom




Non, non et non! Pas en leur nom, pas en nôtre nom

Michel Warschawski

Alternative Information Centre

Non, non et non! Pas en leur nom, pas en nôtre nom

Ehud Barak, Tzipi Livni, Gabi Ashkenazi et Ehud Olmert—n’ayez pas l’impudence de montrer vos têtes à aucune cérémonie commémorative des héros des ghettos, de Lublin, de Vilna, de Kishinev ou de Varsovie. Et vous aussi, dirigeants de « La Paix Maintenant », pour qui la paix signifie une pacification de la résistance palestinienne par tous les moyens, y compris la destruction d’un peuple. A chaque fois que je serais présent, je ferai personnellement tout pour virer chacun d’entre vous de ces commémorations, parce que votre présence même serait un immense sacrilège.

Pas en leurs noms

Vous n’avez aucun droit de parler au nom de nos martyrs. Vous n’êtes pas Anne Frank du camp de concentration de Bergen-Belsen mais Hans Frank, général allemand responsable de l’anéantissement des juifs de Pologne.

Vous n’êtes pas les héritiers du ghetto de Varsovie, parce qu’aujourd’hui le ghetto de Varsovie est exactement devant vous, visé par vos tanks et votre artillerie, et son nom est Gaza. Gaza que vous avez décidé d’éliminer de la carte, comme le Général Frank a eu l’intention d’éliminer le ghetto. Mais, à la différence des ghettos de la Pologne et de la Biélorussie, dans lesquels les Juifs ont été laissés presque seuls, on n’éliminera pas Gaza parce que les millions des hommes et de femmes des quatre coins de notre monde construisent un bouclier humain puissant portant ces mots : plus jamais cela

Pas en nôtre nom !

Ensemble , avec des dizaines de milliers d’autres Juifs, du Canada à la Grande-Bretagne, d’Australie à l’Allemagne, nous vous avertissons : n’ayez pas le culot de parler en nos noms, parce que nous allons vous pourchasser, si nécessaire jusqu’en enfer, l’enfer des criminels de guerre, et enfoncer vos mots jusqu’au fond de votre gorge jusqu’à ce que vous demandiez pardon pour nous avoir mêlés à vos crimes. Nous, et pas vous, sommes les enfants de Mala Zimetbaum et de Marek Edelman, de Mordechai Anilevicz et de Stephane Hessel, et nous remettons leur message à l’Humanité dans les mains des Résistants de Gaza pour qu’ils le gardent: « Nous luttons pour notre liberté et la vôtre, pour notre honneur et le vôtre, pour notre dignité humaine, sociale et nationale et pour la vôtre. » (Appel du ghetto au monde, Pessa’h 1943)
Mais pour vous, les dirigeants d’Israël, « liberté » est un mot sale. Vous n’avez aucun « honneur » et vous ne comprenez pas le sens des mots « dignité humaine ».


Nous ne sommes pas une « autre voix juive, » mais la seule voix juive unique capable parler au nom des saints martyrisés du peuple juif. Votre voix n’est rien d’autre que les vieilles vociférations bestiales des tueurs de nos ancêtres.

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Gaza et le Hamas : Rétablir la vérité, par Henry Siegman




Henri Siegman, ancien directeur de l’American Jewish Congress, conteste la version israélienne des évènements qui ont précédé le conflit de Gaza, communément reprise par les médias Citations et témoignages de responsables de l’armée et du renseignement israélien à l’appui, il rappelle que l’accord de trêve prévoyait un allègement du blocus qui n’a jamais été appliqué, et que c’est Israël qui rompu la trêve le 4 novembre, au lieu de mettre à profit cette accalmie pour la consolider. D’autre part, note-t-il, la description du Hamas comme un mouvement terroriste ayant pour objectif la destruction d’Israël ne correspond pas à la réalité. Le Hamas est depuis plusieurs années entré dans le jeu politique, abandonnant le recours aux attentats terroristes, et il défend désormais la solution des deux états dans les frontières de 1967. Au delà de ces rappels factuels, Siegman juge que la politique de confrontation choisie par Israël, si elle peut amener des succès tactiques, aura sur le long terme l’effet inverse, en renforçant les tendances les plus radicales au détriment des perspectives de paix.

Par Henry Siegman, London Review of Books, 15 janvier 2009

Les gouvernements et la plupart des médias occidentaux ont accepté nombre d’assertions israéliennes justifiant l’assaut militaire sur Gaza : que le Hamas avait constamment violé puis ensuite refusé de prolonger la trêve de six mois qu’Israël avait respectée ; qu’Israël n’avait donc d’autre choix que de détruire la capacité du Hamas de lancer des missiles sur les villes israéliennes ; que le Hamas est une organisation terroriste, appartenant au réseau jihadiste mondial ; et qu’Israël a non seulement agi pour sa propre défense mais au nom de la lutte internationale que mènent les démocraties occidentales contre ce réseau.

Je n’ai connaissance d’aucun journal, station de radio ou de TV américains d’importance dont la couverture de l’assaut sur Gaza ait interrogé cette version des événements. Les critiques dirigées contre les actions d’Israël, si tant est qu’il y en ait eu (et il n’y en a eu aucune émanant de l’administration Bush), ont plutôt convergé sur le fait de savoir si le carnage des forces armées israéliennes est proportionnel à la menace qu’elles tentaient de contrer, et si elles prenaient des mesures suffisantes pour éviter les victimes civiles.

Les questions concernant la paix du Moyen-orient sont en général décrits en termes d’euphémismes trompeurs. Je voudrais au contraire déclarer ici sans ambages que chacune de ces assertions est un mensonge. C’est Israël, et non pas le Hamas, qui a violé la trêve : le Hamas avait accepté d’arrêter ses tirs de roquettes vers Israël ; en retour, Israël devait alléger sa pression sur Gaza. En fait, pendant la trêve, elle s’est accrue. Ceci a été confirmé non seulement par tous les observateurs et ONG internationaux neutres présents sur place mais aussi par le brigadier général de réserve Shmuel Zakai, un ancien commandant de la Division de Gaza des forces armées israéliennes. Dans un entretien accordé au Ha’aretz le 22 décembre, il a accusé le gouvernement d’Israël d’avoir fait une « erreur majeure » pendant la tahdiyeh, la période de six mois de trêve relative, en « empirant nettement la situation économique catastrophique des Palestiniens de la bande de Gaza, au lieu de profiter du calme pour l’améliorer. . . Quand on établit une tahdiyeh, et que la pression économique sur la Bande se poursuit, » déclarait le Général Zakai, « il est évident que le Hamas essaiera d’obtenir une tahdiyeh améliorée, et que leur façon de l’atteindre est la reprise des lancers de Qassam. . . On ne peut pas simplement donner des coups, maintenir les Palestiniens de Gaza dans leur détresse économique, et s’attendre à ce que le Hamas se contentera simplement de s’asseoir sans agir ».

La trêve, qui a commencé en juin l’an dernier et devait être renouvelée au mois de décembre, exigeait des deux parties qu’elles s’abstiennent de toute action violente l’une contre l’autre. Le Hamas devait cesser ses tirs de roquettes et empêcher les tirs des autres groupes comme le Djihad Islamique (même les agences de Renseignement d’Israël ont reconnu que ceci avait été exécuté avec une efficacité étonnante), et Israël devait mettre fin à ses assassinats ciblés et ses incursions militaires. Cette entente a été sérieusement violée le 4 novembre, quand les forces armées israéliennes sont entrées à Gaza et ont tué six membres du Hamas. Le Hamas a répondu en lançant des fusées Qassam et des missiles Grad. Même alors, il avait offert d’étendre la trêve, mais seulement à condition qu’Israël mette fin à son blocus. Israël a refusé. Il aurait pu remplir son devoir de protection de ses citoyens en consentant à alléger le blocus, mais il n’a même pas essayé. On ne peut affirmer qu’Israël ait lancé son attaque pour protéger ses citoyens des roquettes. Il l’a fait pour protéger son droit à poursuivre l’étranglement de la population de Gaza.

Tout le monde semble avoir oublié que le Hamas avait déclaré mettre fin aux attaques suicide et aux lancers de roquettes lorsqu’il a décidé de se joindre au processus politique palestinien, et avait pour l’essentiel respecté ses engagements pendant plus d’un an. Bush avait publiquement bien accueilli cette décision, la citant comme un exemple du succès de sa campagne pour la démocratie au Moyen-orient. (Il n’en avait aucun autre à revendiquer). Quand le Hamas a surpris en gagnant les élections, Israël et les Etats-Unis ont immédiatement cherché à délégitimer le résultat et ont pris le parti de Mahmoud Abbas, le leader du Fatah, qui avait été jusque - là mis écarté par les dirigeants d’Israël qui le traitaient de « volaille plumée ». Ils ont armé et entraîné ses forces de sécurité pour renverser le Hamas ; et quand le Hamas a anticipé - brutalement, sans conteste - cette tentative de renversement par la violence du résultat de la première élection démocratique honnête au Moyen-orient, Israël et l’administration Bush ont imposé le blocus.

Israël cherche à contredire ces faits indiscutables en maintenant qu’en retirant les colonies israéliennes de Gaza en 2005, Ariel Sharon a offert au Hamas la chance de prendre le chemin de l’indépendance, une chance qu’il aurait refusé de saisir ; au lieu de cela il aurait transformé Gaza en un base de lancement de missiles sur la population civile d’Israël. L’accusation est doublement mensongère. D’abord, quelque soient ses défauts, le Hamas avait restauré à Gaza, pour la première fois depuis plusieurs années, un niveau de loi et d’ordre inconnu, et y avait réussi sans les grandes sommes d’argent que les donateurs ont fait pleuvoir sur l’Autorité palestinienne menée par le Fatah. Il a éliminé les bandes et les chefs militaires violents qui terrorisaient Gaza sous le règne du Fatah. Les musulmans non pratiquants, les chrétiens et les autres minorités ont une liberté religieuse sous la direction du Hamas plus grande qu’ils ne l’auraient en Arabie Saoudite, par exemple, ou dans beaucoup d’autres régimes arabes.

Le plus grand mensonge est que le retrait de Sharon de Gaza ait été voulu comme un prélude a de plus amples retraits et à un accord de paix. Voici comment le conseiller principal de Sharon, Dov Weisglass, qui était aussi son négociateur principal avec les Américains, avait décrit le retrait de Gaza, dans un entretien avec le Ha’aretz en août 2004 :

L’accord auquel je suis en réalité parvenu avec les Américains était qu’une partie des colonies [c-a-d les principaux blocs de colonies en Cisjordanie] ne ferait pas du tout partie d’éventuelles négociations, et que le reste ne serait traité que lorsque les Palestiniens deviendraient des Finlandais. . . La signification [de l’accord avec les Etats-Unis] est le gel du processus politique. Et quand vous gelez ce processus, vous empêchez l’établissement d’un état palestinien et vous empêchez une discussion sur les réfugiés, les frontières et Jérusalem. En réalité, la totalité de ce qui est appelé l’état palestinien, avec tout qu’il signifie, a été enlevé de notre programme indéfiniment. Et tout ceci avec l’autorité et la permission [du Président Bush]. . . Et la ratification des deux Chambres du Congrès.

Les Israéliens et les Américains pensent-ils que les Palestiniens ne lisent pas les journaux israéliens, ou que quand ils ont vu ce qui arrivait en Cisjordanie ils ne pourraient pas déchiffrer ce que Sharon préparait ?

Le gouvernement d’Israël aimerait que le monde croie que le Hamas a lancé ses roquettes Qassam parce que c’est ce que font les terroristes et que le Hamas est un groupe intrinsèquement terroriste. En fait, le Hamas n’est pas plus une « organisation de terreur » (le terme préféré d’Israël) que le mouvement sioniste ne l’a été pendant sa lutte pour une patrie juive. A la fin des années 1930 et dans les années 1940, les partis du mouvement sioniste ont recouru aux activités terroristes pour des raisons stratégiques. Selon Benny Morris, c’est l’Irgoun qui a le premier visé des civils. Il écrit dans les Righteous Victims qu’une vague de terrorisme arabe en 1937 « a déclenché une vague d’attentats à la bombe contre les foules et les autobus arabes par l’Irgoun, introduisant une nouvelle dimension au conflit ». Il documente aussi des atrocités commises pendant la guerre de 1948-49 par les forces armées israéliennes, admettant dans un entretien de 2004, publié dans le Ha’aretz, que le matériel déclassifié par le Ministère de la Défense d’Israël a montré que « il y avait eu beaucoup plus d’actes de massacre israéliens que je ne l’avais pensé auparavant. . . Dans les mois d’Avril-Mai 1948, il a été donné aux unités du Haganah des ordres d’action qui déclaraient explicitement qu’ils devaient déraciner les villageois, les expulser, et détruire les villages ». Dans un certain nombre de villages et de villes palestiniennes les forces armées israéliennes ont procédé à des exécutions organisées de civils. Interrogé par le Ha’aretz pour savoir s’il condamnait le nettoyage ethnique, Morris a répondu que ce n’était pas le cas :

« Il ne pouvait pas y avoir un Etat juif sans le déracinement de 700.000 Palestiniens. Il était donc nécessaire de les déraciner. Il n’y avait d’autre choix que celui d’expulser la population. Il était nécessaire de nettoyer l’arrière-pays et de nettoyer les secteurs frontaliers et de nettoyer les routes principales. Il était nécessaire de nettoyer les villages à partir d’où on faisait feu sur nos convois et nos colonies. »

En d’autres termes, quand les juifs ciblent et tuent des civils innocents pour faire avancer leur lutte nationale, ils sont des patriotes. Quand leurs adversaires le font, ce sont des terroristes.

Il est trop simple de décrire le Hamas simplement comme une « organisation de terreur ». C’est un mouvement nationaliste religieux qui recourt au terrorisme, comme le mouvement sioniste l’a fait pendant sa lutte pour l’indépendance, dans la conviction erronée que c’est le seul moyen de mettre fin à une occupation oppressive et entraîner la formation d’un état palestinien. Alors que l’idéologie du Hamas appelle formellement à établir un état palestinien sur les ruines de l’état d’Israël, ceci ne détermine pas les véritables politiques du Hamas aujourd’hui, pas plus que la même déclaration dans la charte de l’OLP ne déterminait les actions du Fatah.

Ce ne sont pas là les conclusions d’un apologiste du Hamas mais les opinions de l’ancien chef du Mossad et conseiller de sécurité nationale de Sharon, Ephraim Halevy. La direction de Hamas a connu un changement « sous notre nez même », écrivait récemment Halevy dans le Yedioth Ahronoth, en reconnaissant que « son objectif idéologique n’est pas réalisable et ne le sera pas dans l’avenir prévisible ». Il est maintenant prêt et désireux de voir l’établissement d’un état palestinien dans les frontières temporaires de 1967. Halevy notait alors que le Hamas n’a pas précisé à quel point ces frontières seraient « temporaires », « ils savent qu’à partir du moment ou un état palestinien est établi avec leur coopération, ils seront obligés de changer les règles du jeu : ils devront adopter une voie qui pourrait les mener loin de leurs objectifs idéologiques originaux ». Dans un article précédent, Halevy avait aussi insisté sur l’absurdité qu’il y a à relier le Hamas à al-Qaida.

Aux yeux d’al-Qaida, les membres du Hamas sont perçus comme des hérétiques en raison de leur désir affirmé de participer, même indirectement, aux processus de n’importe quel entente ou accord avec Israël. La déclaration [du chef du bureau politique du Hamas, Khaled] Mashaal contredit diamétralement l’approche d’al-Qaida, et fournit a Israël une occasion, peut-être historique, de l’utiliser pour le mieux.

Alors pourquoi les dirigeants d’Israël sont si déterminés à détruire le Hamas ? Parce qu’ils croient que sa direction, contrairement à celle du Fatah, ne peut pas être intimidée pour accepter un accord de paix qui établisse un « Etat » palestinien composé d’entités territorialement déconnectées sur lesquelles Israël pourrait garder un contrôle permanent. Le contrôle de la Cisjordanie a été l’objectif permanent de l’armée, du renseignement et des élites politiques d’Israël depuis la fin de la Guerre des Six-Jour.[*] Ils croient que le Hamas ne permettrait pas un tel cantonisation du territoire palestinien, quelque soit la durée de l’occupation. Ils peuvent avoir tort concernant Abbas et sa cohorte usée, mais ils ont tout à fait raison concernant le Hamas.

Les observateurs moyen-orientaux se demandent si l’assaut d’Israël contre le Hamas arrivera à détruire l’organisation ou a l’expulser de Gaza. Ceci est une question non pertinente. Si Israël a l’intention de garder le contrôle sur la future entité palestinienne, il ne trouvera jamais un partenaire palestinien, et même s’il arrive à démanteler le Hamas, le mouvement sera avec le temps remplacépar une opposition palestinienne bien plus radicale.

Si Barack Obama choisit un émissaire au Moyen-orient qui s’accroche à l’idée que les outsiders ne devraient pas présenter leurs propres propositions pour un accord de paix juste et viable, encourageant ainsi les parties a renforcer leurs différences au lieu de les résoudre, il rend assuré la naissance d’une future résistance palestinienne, de loin plus extrême que celle du Hamas -probablement alliée avec al-Qaida. Pour les Etats-Unis, l’Europe et la plupart du reste du monde, ceci serait la pire issue possible. Peut-être que quelques Israéliens, dont les leaders des colons, croient-ils que cela servirait leurs buts, puisque cela fournirait au gouvernement un prétexte irrésistible pour tenir toute la Palestine. Mais ceci est une illusion qui provoquerait la fin d’Israël en tant qu’état juif et démocratique.

Anthony Cordesman, un des analystes militaires les plus fiables du Moyen-orient, et un ami d’Israël, affirme dans un rapport publié le 9 janvier par le Center for Strategic and International Studies que les avantages tactiques d’une continuation de l’opération à Gaza étaient contrebalancés par le coût stratégique - et n’étaient probablement pas plus grands que n’importe quel gain qu’Israël aurait pu obtenir tôt dans la guerre grâce a des frappes sélectives sur des installations-clées du Hamas. « Israël s’est-il d’une manière ou d’une autre empêtré dans une guerre d’escalade sans un objectif stratégique clair, ou a t-il au moins un objectif qu’il puisse atteindre de façon crédible » ? s’interroge-t-il. « Israël finira-t-il par renforcer, politiquement, un ennemi qu’il aura battu en termes tactiques ? Les actions d’Israël compromettront-elles sérieusement la position des Etats-Unis dans la région, l’espoir de paix, de même que les régimes et les voix arabes modérés dans le processus ? Pour répondre sans ambages, la réponse jusqu’ici semble être oui ». Cordesman conclut que « n’importe quel dirigeant peut adopter une position intransigeante et proclamer que les gains tactiques représentent une victoire significative. Si c’est tout ce que Olmert, Livni et Barak ont pour réponse, alors ils se sont déshonorés et ont porté un coup à leur pays et leurs amis ».

Henri Siegman dirige le US Middle East Project, sis à New York. Il est professeur associé à la School of Oriental and African Studies de l’université de Londres. Par le passé, il a occupé le poste de directeur de l’American Jewish Congress et du Synagogue Council of America.

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L'inhumanité de l'armée israélienne



A Gaza, des habitants racontent l'acharnement de l'armée israélienne sur des civils
LE MONDE | 23.01.09 | 09h55 • Mis à jour le 23.01.09 | 20h30


Gaza, envoyé spécial

Au sud de Zeitoun, faubourg oriental de la ville de Gaza, le quartier habité par le clan Samouni n'est plus qu'un cimetière de ruines. Seules quelques maisons sont encore debout. Vingt et une habitations et une mosquée ont été réduites à l'état de carcasses de béton et de ferraille. Tsahal est passé par là.

Moussa Samouni, 19 ans, raconte : "Lors de l'offensive terrestre le 4 janvier, les hélicoptères ont déposé les parachutistes sur les toits. Ensuite, ils ont fait sortir tout le monde et nous ont rassemblés dans un bâtiment. Nous étions près de 120 personnes. Nous sommes restés toute la nuit. Il y avait des explosions, des coups de feu. C'était la panique totale. Les enfants pleuraient. Il faisait froid. Nous avons ouvert la porte pour aller chercher du bois. Mon père était dans la rue, mort. Les soldats nous ont ordonné de rentrer. Puis il y a eu un bombardement et ensuite un deuxième et après les obus sont tombés sur le toit. Vingt-deux personnes sont mortes. J'ai perdu mon père, ma mère, mon frère, mon oncle et plusieurs cousins. Il y avait des blessés partout qui perdaient leur sang." Moussa n'a pas été touché. Il a tenté de sortir mais il a été arrêté par les soldats qui lui ont attaché les mains et bandé les yeux. Il s'est retrouvé prisonnier avec son oncle. Cela a duré trois jours.

Trois jours d'interrogatoire. "Les soldats nous ont accusés d'être du Hamas. Ils nous ont tapé dessus. Je leur ai dit : Tuez-moi si vous pensez que je suis du Hamas. Ils ont mis des grenades dans les poches de mon oncle et derrière moi, et menaçaient de les faire exploser. Mon oncle préférait mourir par balles, a-t-il dit. Ils ont voulu nous brûler et ont mis le feu à des couvertures. On va vous faire sauter la tête , disaient-ils." Le 7 janvier au matin, tous deux ont finalement été libérés. Les soldats leur ont intimé l'ordre de ne pas dire un mot et leur ont donné des drapeaux blancs.

Après le désengagement de Tsahal le 20 janvier, les corps des 22 victimes ont été sortis des décombres et enterrés. Jeudi 22 janvier, une grande tente de deuil a été dressée au milieu des ruines pour les condoléances. Sur une toile blanche sont écrits les noms des 22 morts plus ceux de 7 autres victimes avec cette inscription : "Les martyrs du massacre de Gaza de la famille Samouni". La foule se presse dans ce décor d'apocalypse pour rendre hommage aux 29 disparus.

Dans l'une des rares maisons restées debout, les murs sont couverts d'inscriptions tracées à la craie. "La place de l'Arabe est sous terre"; "Si vous êtes un vrai Givati (unité d'élite), vous devez tuer les Arabes"; "Jérusalem-Est pour Israël". Des étoiles de David signent d'autres cris de guerre. C'est là que les soldats avaient installé leur campement et leurs postes de tir comme en témoignent les boîtes de cartouches et les sacs de sable sur la terrasse.

"C'ÉTAIT COMME UN JEU POUR LES SOLDATS"

C'est là aussi qu'un autre drame s'est déroulé. Fahed raconte : "Mon père Atiyeh a travaillé en Israël. Il parle hébreu et sait ce qu'il faut faire. Il a laissé la porte ouverte. Ils ont commencé par tirer partout. Lorsqu'ils sont entrés, les soldats nous ont demandé de lever les mains et de sortir. Ils étaient huit ou dix. C'est alors qu'ils ont tiré. Mon père a été tué sur le coup. Il avait trente balles dans le corps ! Il a été tué sous mes yeux. Tout le monde s'est mis a crier et à pleurer. Ils ont tiré à nouveau. Plusieurs autres membres de la famille ont été blessés, surtout des enfants dont mon frère Ahmed, âgé de 4 ans. Il a reçu deux balles dans la poitrine et des éclats dans la tête. Puis ils ont incendié une pièce. On ne voyait plus rien, On étouffait. Au bout de dix minutes, nous avons été autorisés à sortir et à nous diriger vers la route principale. J'avais mon frère dans mes bras. Les Israéliens nous ont craché dessus. Les ambulances ne pouvaient pas approcher. Nous avons trouvé refuge dans une maison. Mon frère Ahmed est mort."

Selon plusieurs autres témoins, cinq autres membres de la famille Samouni ont été tués par balles dont un jeune homme de 17 ans, qui était resté caché dans une maison. Certains blessés se sont vidés de leur sang. Un grand père de 75 ans est mort écrasé par un mur démoli au bulldozer.

Zahwa, la veuve d'Atiyeh, raconte en détail, les larmes aux yeux, le drame qu'elle a vécu. "C'était comme un jeu pour les soldats. Ils riaient", affirme-t-elle. Zeinab, 12 ans, qui a perdu son père, sa mère, deux frères et des cousins. Shiffa, 19 ans a également enterré son père, sa mère, sa tante et son oncle. Almassa, 13 ans, se souvient comment un soldat a tiré sur Messaouda qui avait son bébé de 6 mois dans les bras, et qui est mort. Tous ont perdu plusieurs proches.

"Pourquoi, pourquoi ?", répète Nabayia. "Il n'y avait pas de résistance, pas de combattants, pas d'armes. Quel est notre crime ? Quelle faute avons nous commise ? Que le monde entier réponde à cette question. Il ne peut plus y avoir de paix avec Israël. Mon prochain fils, je vais l'éduquer pour être un moudjahid, pour qu'il venge tous ces enfants, tous ces morts."

Interrogée, la porte-parole de l'armée, Avital Leibovitch, a assuré jeudi qu'"une enquête est en cours. Mais je veux que vous sachiez que la brigade Givati n'est pas entraînée pour tuer des femmes et des enfants et que des tirs des mortiers sont partis de Zeitoun." Le Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires (Ocha) avait recensé, le 8 janvier, Zeitoun parmi les "plus graves incidents" de l'offensive israélienne.

Les Samouni sont des agriculteurs. Les champs alentour ont été ravagés par les chars. Au moins 300 personnes sont aujourd'hui sans abri. "Comment voulez-vous que l'on aime les Israéliens ?, crie Mouna. Ils tuent par plaisir et personne ne dit jamais rien. Notre sang ne vaut rien. C'est le plus grand massacre commis dans la bande de Gaza. Combien de temps encore allons nous être terrorisés et massacrés ?"


Michel Bôle-Richard

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Une "armée" de blogueurs israéliens à l'assaut de la Toile



Ce genre de blogueurs se repère à la vitesse grand V. Leur argumentaire est toujours le même. Normal, il leur arrive tout chaud par email d'un service de propagande d'une armée. Je sens qu'on va se régaler dans les commentaires et les forums.

Une "armée" de blogueurs israéliens à l'assaut de la Toile
LEMONDE.FR | 19.01.09 | 17h20 • Mis à jour le 19.01.09 | 17h59


Deux jours après l'annonce du cessez-le-feu, les armes se sont tues mais la guerre médiatique continue. Le ministère israélien de l'intégration et de l'immigration a annoncé, dimanche 18 janvier, la création d'une "armée de blogueurs". La mission de cette nouvelle brigade du Net : occuper le terrain en inondant de commentaires les "sites anti-sionistes" qui pullulent sur la Toile.

Mis en place en coopération avec le ministère des affaires étrangères, le programme s'adresse avant tout aux Israéliens parlant couramment anglais, français, espagnol ou allemand. Pour entrer dans le rang, il suffit d'adresser un mail au ministère. Les volontaires sont immédiatement enregistrés selon leur langue et dirigés par l'administration vers les sites "problématiques".

La première recrue est une Française de 31 ans. Installée en Israël depuis 1993, Sandrine Pitousi habite à Kfar Maimon, à cinq kilomètres de la bande de Gaza. "J'ai entendu parler du projet à la radio et j'ai décidé de participer parce que je vis au cœur du conflit", raconte-t-elle à Haaretz.
A en croire le ministère de l'intégration, Internet est devenu un nouveau "champ de bataille pour les relations publiques". "J'appelle tous les nouveaux immigrants à nous rejoindre pour aider à améliorer l'image de notre pays", explique Erez Halfon, directeur général du ministère, au Jerusalem Post. A ce jour, seules cinq personnes ont répondu présent.

Le Monde.fr

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élection US ; Chomsky frappe fort !

Cher Mr Chomsky, j'ai beaucoup d'estime pour vous. Alors, s'il vous plait, pourriez pas attendre encore un peu avant de casser mes illusions sur Obama ?
Il a quand même gelé Gitmo hier et le 1er chef d'état qu'il a appelé est Mahmoud Abbas, c'est pas rien quand même.

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le cri de désespoir d'un médecin palestinien.


(Izz el-Deen Aboul Aish, le médecin palestinien, après son transfer dans un

hôpital de Tel Aviv. Crédit photo : AP)




C'est un cri de désespoir qui s'est invité, hier, en prime time dans les foyers israéliens. Un témoignage bouleversant de Gaza, diffusé en direct sur la dixième chaîne de la télévision israélienne : celui d'un médecin palestinien, meurtri par la mort soudaine de trois de ses enfants, provoquée par l'attaque d'un tank de Tsahal sur sa maison.
(suite ...)


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