
Quand un conseiller en politique étrangère de McCain conseille aussi le président géorgien pour ... 200 000$.
Il faudrait vérifier que ce brave homme ne siège pas aussi au conseil d'administration d'une boite d'armement.
Il faut dire qu'entre McCain et les lobbyists, c'est une histoire d'amour.
Washington Post 13 aout 2008
By Matthew Mosk and Jeffrey H. Birnbaum
Sen. John McCain's top foreign policy adviser prepped his boss for an April 17 phone call with the president of Georgia and then helped the presumptive Republican presidential nominee prepare a strong statement of support for the fledgling republic.
The day of the call, a lobbying firm partly owned by the adviser, Randy Scheunemann, signed a $200,000 contract to continue providing strategic advice to the Georgian government in Washington.
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The McCain campaign said Georgia's lobbying contract with Orion Strategies had no bearing on the candidate's decision to speak with President Mikheil Saakashvili and did not influence his statement. "The Embassy of Georgia requested the call," said campaign spokesman Brian Rogers.
But ethics experts have raised concerns about former lobbyists for foreign governments providing advice to presidential candidates about those same countries. "The question is, who is the client? Is the adviser loyal to income from a foreign client, or is he loyal to the candidate he is working for now?" said James Thurber, a lobbying expert at American University. "It's dangerous if you're getting advice from people who are very close to countries on one side or another of a conflict."
At the time of McCain's call, Scheunemann had formally ceased his own lobbying work for Georgia, according to federal disclosure reports. But he was still part of Orion Strategies, which had only two lobbyists, himself and Mike Mitchell.
Scheunemann remained with the firm for another month, until May 15, when the McCain campaign imposed a tough new anti-lobbyist policy and he was required to separate himself from the company.
Rogers said Scheunemann "receives no compensation of any type from Orion Strategies and has not since May 15, 2008." Scheunemann declined to be interviewed for this story.
As a private lobbyist trying to influence lawmakers and Bush administration staffers, Scheunemann at times relied on his access to McCain in his work for foreign clients on Capitol Hill. He and his partner reported 71 phone conversations and meetings with McCain and his top advisers since 2004 on behalf of foreign clients, including Georgia, according to forms they filed with the Justice Department.
The contacts often focused on Georgia's aspirations to join NATO and on legislative proposals, including a measure co-sponsored by McCain that supported Georgia's position on South Ossetia, one of the Georgian regions taken over by Russia this weekend.
Another measure lobbied by Orion and co-sponsored by McCain, the NATO Freedom Consolidation Act of 2006, would have authorized a $10 million grant for Georgia.
For months while McCain's presidential campaign was gearing up, Scheunemann held dual roles, advising the candidate on foreign policy while working as Georgia's lobbyist. Between Jan. 1, 2007, and May 15, 2008, the campaign paid Scheunemann nearly $70,000 to provide foreign policy advice. During the same period, the government of Georgia paid his firm $290,000 in lobbying fees.
Since 2004, Orion has collected $800,000 from the government of Georgia.
Rogers said Orion's representation of Georgia had no bearing on McCain's decision to speak with Saakashvili in April. "The Embassy of Georgia requested the call because of Georgian concerns over recent Russian actions dealing with South Ossetia and Abkhazia," he said.
McCain has said that he has worked closely with Georgia and its top officials since the mid-1990s. On the campaign trail yesterday, McCain referred to Saakashvili as a close friend.
But Rogers acknowledged that "Scheunemann and others on the foreign policy staff are involved in call requests and statements on foreign policy issues."
After the April call, McCain issued a statement that day voicing support for Georgia's position.
"We must not allow Russia to believe it has a free hand to engage in policies that undermine Georgian sovereignty," McCain said in the statement. "Georgia has acted with restraint in its response and should continue to do so."
Melanie Sloan, executive director of Citizens for Responsibility and Ethics in Washington, said it may be impossible to know whether Scheunemann's advice to McCain was truly unvarnished.
"The question is, whose views are you really espousing?" Sloan said. "Are they really your own views, or are they the views that are bought and paid for by the clients of your top aides? McCain probably would be sympathetic to Georgia regardless, but having a guy like Scheunemann as a top aide raises questions."
Hari Sevugan, a spokesman for the Democratic candidate, Sen. Barack Obama, said Scheunemann's business ties to Georgia raise questions about how much he influenced McCain's position on the Georgia conflict.
"It's these sorts of appearances of a conflict of interest that are a natural consequence of having a campaign run by lobbyists, staffed by lobbyists and being ensconced in a lobbyist culture for over a quarter of a century," Sevugan said.
Research editor Alice Crites contributed to this report.
McCain, son conseiller et la Géorgie
Surveillance et filtrage du net français

Source : La Quadrature du Net
« Je veux tout voir et tout savoir. » - Nicolas Sarkozy, 2006, à propos de la video-surveillance
La Quadrature du Net a pris connaissance du projet de charte "Confiance en ligne" que le ministère de l'intérieur voudrait faire signer aux intermédiaire techniques d'ici au 10 juin. Ce texte confirme les pires craintes des fondateurs du collectif. Sous couvert de protection des utilisateurs, le gouvernement français souhaite mettre en place une surveillance et un filtrage généralisé d'internet. Il essaie d'éviter la voie législative pour imposer aux intermédiaires techniques des obligations disproportionnées, attentatoires aux droits fondamentaux et contraires à la nature réelle de l'environnement numérique.
Filtrage des contenus a priori, réquisition de données hors contrôle de l'autorité judiciaire, extension des obligations de la conservation des données de connexion, supression automatique de contenus, marquage des sites web... ce dispositif de surveillance généralisée et de contrôle de l'information est digne du régime chinois.
Faisant suite aux propositions de Nadine Morano sur le filtrage et au projet de loi absurde de Christine Albanel, ce texte de Michèle Alliot-Marie confirme que les Assises du Numérique d'Éric Besson sont une diversion destinée à masquer l'adoption pendant l'été de projets liberticides en préparation depuis longtemps.
« Le but du pouvoir exécutif français n'est pas de lutter efficacement contre la criminalité avec des mesures adéquates car nécessaires, appropriées et proportionnées. Il s'agit de contrôler par tous les moyens le seul média libre qui ne lui obéit pas. » déclare Christophe Espern, co-fondateur de la Quadrature du Net, ajoutant « Il y a quelque chose d'odieux à utiliser la lutte contre la pédopornographie comme alibi à Big Brother. Les services de police concernés ne demandent pas de telles mesures. Parler de "confiance en ligne" dans ce contexte relève de la Novlangue. »
La Quadrature du Net appelle donc les citoyens à contacter immédiatement leurs députés pour leur demander d'interpeller le gouvernement lors des prochaines questions d'actualité. Elle les invite à se former aux techniques d'anonymisation et de chiffrement et publiera prochainement un guide permettant aux citoyens de se protéger de l'arbitraire numérique. Elle appelle en outre les intermédiaires techniques à refuser catégoriquement toute forme de collaboration avec ces projets indignes d'une démocratie.
Crime de lèse majesté

En novembre dernier, dans le cadre d'un exercice d'art plastique et d'expression corporelle sur les sentiments et les expressions du visage, une institutrice de l'école Claude Nougaro d'Albi demande à ses élèves de cm1 de découper et de ramener de chez eux des portraits illustrant différentes expressions.
Un féroce opposant du président, agé de 11ans, ne trouve rien d'autre à faire qu'utiliser un portrait de not' bien aimé président pour illustrer ce travail.
L'élysée ayant eut vent de cet acte de lèse majesté via une lettre de dénonciation, sa sérénissime grandeur a personnellement ordonné une enquête.
Il doit avoir un problème avec les mômes ce mec, déjà qu'il voulait les ficher dès la maternelle.
Extrait:
(...)
Mais vendredi, Claudie Jalby, directrice de l'école, a été informée par Michel Azéma, inspecteur d'académie, qu'une enquête interne était en cours dans son école à la demande de la présidence de la République, via la voie hiérarchique. Motif : une lettre signée (le ministère de l'Éducation nationale n'a pas souhaité faire connaître le nom du signataire), adressée directement à Nicolas Sarkozy, a dénoncé une atteinte à l'image du président sur une affiche accrochée dans l'école.
« La directrice catastrophée nous a réunis d'urgence pour savoir qui avait travaillé sur l'expression et les sentiments. L'inspecteur lui a demandé de faire un rapport circonstancié qui est parti mardi, et lui a dit qu'une enquête interne était mise en place, demandée personnellement par Sarkozy. C'est hallucinant » s'étrangle presque une des enseignantes de l'école, syndiquée CGT.
Conseil d'école extraordinaire ce soir
(...)
Bilder ... quoi ?
Cette année la conférence de Bildeberg s'est tenue du 5 au 8 juin à Chantilly, près de Washington.
Pourtant lors d'une de ces émissions de manipulation de l'information qu'est "C dans l'air", chacun des participants juraient ses grands dieux n'avoir jamais entendu parler de cette conférence. Bilde..quoi ?
Sans doute véxé de ne pas avoir été invité à la conférence 2008, le propriétaire de l'Express a balancé la liste des participants ;))
Secrets bien gardés à Bilderberg
C'est une des réunions les plus secrètes du monde. Pour sa 56e édition, la conférence de Bilderberg, qui s'est déroulée du 5 au 8 juin dans un hôtel de luxe à Chantilly, dans l'Etat de Virginie (Etats-Unis), a accueilli environ 140 personnalités. Parmi la dizaine de Français invités figuraient notamment Henri de Castries (Axa), Christophe de Margerie (Total), Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, François Pérol, secrétaire général adjoint de l'Elysée, ou encore l'essayiste Nicolas Baverez. De quoi ont-ils parlé ? Motus ! « Oui, il était bien là-bas, mais on ne vous a rien dit », confie l'assistante d'un VIP français. Interrogé par L'Express, un autre invité répond par mail : « L'un des principes de ces réunions consiste en l'absence de toute communication externe. Cette règle m'est applicable à l'égal des autres participants et je ne peux ni ne veux y déroger. » Seul Jean-Pierre Jouyet a fait preuve de plus de transparence : sur son agenda professionnel figure, aux dates des 7 et 8 juin : « Déplacement aux Etats-Unis pour la conférence de Bilderberg »...
Manque la reine Christine (ancienne responsable de l'Express, comme quoi ...), alias Mme Kouchner dans la vie. Lire la suite...
Storytelling : Une machine à fabriquer des histoires
Le monde diplomatique (déc. 20007) , Bruno Salmon.
« A good story. » Voilà, selon les stratèges du Parti démocrate, ce qui aurait manqué à M. John Kerry pour remporter l’élection présidentielle aux Etats-Unis en 2004 (1). M. James Carville, l’un des artisans de la victoire de M. William Clinton en 1992, déclara à ce propos : « Je pense que nous pourrions élire n’importe quel acteur de Hollywood à condition qu’il ait une histoire à raconter ; une histoire qui dise aux gens ce que le pays est et comment il le voit. »
« Un récit, c’est la clé de tout », confirme M. Stanley Greenberg, spécialiste des sondages. Quelques jours plus tard, à l’émission « Meet the press », M. Carville a été plus explicite encore : « Les républicains disent : “Nous allons vous protéger des terroristes de Téhéran et des homosexuels de Hollywood.” Nous, nous disons : “Nous sommes pour l’air pur, de meilleures écoles, plus de soins de santé.” Ils racontent une histoire, nous récitons une litanie. »
Selon Evan Cornog, professeur de journalisme à l’université Columbia, « la clé du leadership américain est, dans une grande mesure, le storytelling ». Une tendance apparue dans les années 1980, sous la présidence de Ronald Reagan, lorsque les stories en vinrent à se substituer aux arguments raisonnés et aux statistiques dans les discours officiels. En janvier 1985, le président des Etats-Unis prononce devant les deux chambres du Congrès son discours sur l’état de l’Union. « Deux siècles d’histoire de l’Amérique devraient nous avoir appris que rien n’est impossible. Il y a dix ans, une jeune fille a quitté le Vietnam avec sa famille. Ils sont venus aux Etats-Unis sans bagages et sans parler un mot d’anglais. La jeune fille a travaillé dur et a terminé ses études secondaires parmi les premières de sa classe. En mai de cette année, cela fera dix ans qu’elle a quitté le Vietnam, et elle sortira diplômée de l’académie militaire américaine de West Point. Je me suis dit que vous aimeriez rencontrer une héroïne américaine nommée Jean Nguyen. » L’héroïne américaine se lève pour être ovationnée par l’ensemble des corps constitués. Reagan enchaîne alors sur une autre histoire, tout aussi édifiante, avant de dévoiler la morale des deux récits : « Vos vies nous rappellent qu’une de nos plus anciennes expressions reste toujours aussi nouvelle : tout est possible en Amérique si nous avons la foi, la volonté et le cœur. L’histoire nous demande à nouveau d’être une force au service du bien sur cette planète (2). » Parfois, les fictions du président se substituèrent à la réalité. L’ancien acteur de Hollywood croyait au « pouvoir des histoires » sur les esprits. Il lui arrivait d’ailleurs d’évoquer un épisode tiré d’un vieux film de guerre comme s’il appartenait à l’histoire réelle des Etats-Unis (3).
Mais c’est sous la présidence de M. Clinton que le storytelling politique est entré à la Maison Blanche, avec sa cohorte de consultants, de scénaristes hollywoodiens et de publicitaires. « Mon oncle Buddy m’a enseigné que chacun d’entre nous a une histoire », affirme M. Clinton, dès les premières pages de ses Mémoires (4). Avant de les terminer par ces mots : « Ai-je écrit un grand livre ? Qui sait ? Je suis certain en tout cas qu’il s’agit d’une bonne histoire. » Avec M. Clinton, le storytelling a cessé d’être simplement une manière spontanée de communiquer. « La politique, théorise-t-il, doit d’abord viser à donner aux gens la possibilité d’améliorer leur histoire. »
Quelques semaines après l’élection de 2004, l’éditorialiste conservateur William Safire s’est moqué des explications données par les spin doctors (conseillers en communication) démocrates en les qualifiant de politerati (littéralement, politiciens littéraires) et de « narratologues » dans un article dont le titre résume bien le propos : « The new story of “story”, and make sure it’s coherent » (5). Si le résultat avait été inversé, faisait-il valoir, il se serait trouvé de nombreux consultants pour se féliciter que la campagne de M. Kerry ait su construire « un récit cohérent ». Le « récit » démocrate postélectoral, raillait Safire, se limitait à constater le manque de « récit cohérent » de M. Kerry.
La suite ...Lire aussi : Le magicien de la maison blanche Lire la suite...



