Iran : Touche pas à mon gaz ...


Après une pause due à un nouveau projet, Jab is back !
Salutation à la Zapette au Gardillon, au Belge, au Boomboom ainsi qu'a toute la bande du "chat qui veille".

L'actualité est riche, beaucoup de choses à commenter, donc je commencerai par l'Iran qui se trouve à nouveau menacé sous un prétexte fallacieux (on nous avait fait le coup de la mini-jupe en Afghanistan, de la liberté en Irak (1,3 millions de morts quand même)). Pourtant seul pays musulman ou un homme = une voix, même s'il est dirigé par des débiles, ca valait le coup d'être salué.

D'après un article d'Asia Sentinel, l'Iran et le Pakistan ont signé le 13 juin 2010 ce fameux accord gazier qui permettra d'acheminer du gaz d'Iran vers le Pakistan. Projet qui intéresse au plus haut point la Chine, grosse consommatrice d'énergie (faut bien produire nos Iphone, nos Nike et tout le bling bling qui nous aident à consommer pour oublier ou on va). Par conséquent l'Oncle Sam et ses états vassaux voient rouge.

"Over the objections of the United States government, Iran and Pakistan finalized a deal earlier this week to build a truncated 1,100 km version of the projected 2,600 km Iran-Pakistan-India gas pipeline, which India has opted out of, at least for now.

The plan has been under discussion for two decades and, political observers say, and could well alter the strategic balance of power on the subcontinent as China enters the picture to cooperate with Iran and Pakistan, and to take some of the gas."


Grand bien leur fasse, que se passe t il ensuite ? Comme d'habitude, la carotte et le bâton. Holbrooke le néocon débarque illico à Islamabad avec le blabla d'usage, c-a-d une aide civile et militaire (la carotte) :

"Holbrooke said that the US is increasing civil and military aid for Pakistan.

Later, Holbrooke also met with the Federal Minister for Finance, Dr. Abdul Hafeez Shaikh and Chairperson Benazir Income Support Programme Farzana Raja.

The Federal Minister for Finance appreciated US economic assistance to Pakistan and stressed the need for private sectors of both countries to strengthen economic collaboration.

Holbrooke arrives ahead of United States Secretary of State Hillary Clinton, who is expected to visit in July for the second session of strategic dialouge between the two countries."

Sans oublier le bâton qui a traversé le canal de suez sous forme d'une armada de navires de guerre états-uniens accompagné d'un navie israélien sous la protection des soldats de Mubarak déployés pour l'occasion tout le long de la route de ces engins de mort.(que nos médias occidentaux n'ont tout simplement pas vus. Chez nous, c'est simple, y'en a que pour les petits sous-merdeux multi-millionnaires, l'équipe de France de foot).

"More than twelve United States Naval warships and at least one Israeli ship crossed the Suez Canal towards the Red Sea on Friday, British Arabic Language newspaper Al-Quds Al-Arabi reported Saturday.

According to the report, thousands of Egyptian soldiers were deployed along the Suez Canal guarding the ships' passage, which included a U.S. aircraft carrier.

The Suez Canal is a strategic Egyptian waterway which connects between the Mediterranean Sea and the Red Sea.

According to eyewitnesses, the U.S. battleships were the largest to have crossed the Canal in many years, Al-Quds reported.

Egyptian opposition members have criticized the government for cooperating with the U.S. and Israeli forces and allowing the ships' passage through Egyptian territorial waters.

They said they viewed the event as Egyptian participation in an international scandal, and added that the opposition would not sit with its arms crossed while the country allowed a fleet of U.S. and Israeli military ships to cross."


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Michael T. Klare : Géostratégie de l’énergie (II/II)


L’approvisionnement en pétrole et matières premières en voie de raréfaction est devenu l’enjeu géostratégique majeur déterminant la politique des grandes puissances. Dans ce deuxième volet, Michael Klare analyse la concurrence qui oppose la Chine, la Russie et les USA en Afrique et en Asie Centrale. Dénonçant le choix d’une compétition militaire aussi coûteuse que dangereuse, il appelle à la mise en oeuvre d’une politique de coopération internationale ambitieuse en faveur des énergies nouvelles, seule solution raisonnable à moyen terme.

Par Michael T. Klare, The Nation, 1er mai 2008

Alors que les préoccupations au quotidien de l’armée américaine sont centrées sur l’Irak et l’Afghanistan, les stratèges militaires dirigent de plus en plus leurs regards au-delà de ces deux conflits. Ils envisagent désormais l’émergence d’un théâtre d’opération global où l’élément déterminant sera la lutte pour les ressources vitales bien plus que, comme par le passé, l’idéologie ou les politiques visant à l’équilibre des forces entre les puissances. Estimant que les États-Unis devaient repenser leur doctrine militaire et reconfigurer leurs forces afin de pouvoir l’emporter dans un tel environnement, les responsables militaires américains ont pris des mesures en vue d’améliorer tant la planification stratégique que les capacités de combat de la nation. Bien que peu d’éléments aient été portés à la connaissance du public, un certain nombre d’indications significatives de cette inflexion sont pourtant connus.

Depuis 2006, le ministère de la défense, dans son rapport annuel intitulé « Puissance Militaire de la République Populaire de Chine », met désormais sur le même plan la compétition pour les ressources et l’éventualité d’un conflit au sujet de Taiwan en tant que causes potentielles pouvant déclencher une guerre entre les États-Unis et la Chine. La préparation à un affrontement pour Taiwan reste « un facteur important » de la modernisation militaire entreprise par la Chine, note l’édition 2008 de ce rapport, mais « l’analyse des acquisitions militaires et de la réflexion stratégique chinoise suggèrent que Beijing développe également des capacités utilisables dans d’autres circonstances, telles qu’un conflit sur les matières premières. » Ce rapport suggère que les Chinois envisagent de renforcer leur capacité de « projection de puissance » dans des régions qui leur fournissent les ressources dont l’importance est critique, en particulier les combustibles fossiles, et que ces efforts constituent une grave menace pour l’Amérique en matière de sécurité.

Le Pentagone a également demandé des fonds cette année pour la mise en place du Commandement Afrique (AFRICOM). Il s’agit là de la première structure de commandement déployée outre-mer depuis 1983, à l’époque où le président Reagan avait créé le Commandement Central (CENTCOM) afin de s’assurer du pétrole du Golfe Persique. Ce nouveau QG est censé concentrer ses efforts sur l’aide humanitaire et la « guerre contre le terrorisme ». Mais lors d’une intervention effectuée à la National Defense University en février dernier, Le Vice Amiral Robert Moeller, commandant adjoint de l’Africom, déclarait que « l’Afrique a de plus en plus d’importance géostratégique » pour les Etats-Unis. Le pétrole est un facteur clé dans cette équation et parmi les défis majeurs posés aux intérêts stratégiques des USA dans la région se trouve l’ « influence croissante en Afrique » de la Chine.


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Michael T. Klare : Géostratégie de l’énergie (I/II)


L’approvisionnement en pétrole et matières premières en voie de raréfaction est devenu l’enjeu géostratégique majeur déterminant la politique des grandes puissances. C’est dans cette optique que le Pentagone reconfigure ses forces et repense sa doctrine stratégique. De l’Asie Centrale à l’Afrique en passant par les Balkans et le Moyen Orient, les USA veulent contrôler les zones de production et les voies d’acheminement des ressources vitales. Dans ce grand jeu, la Navy se voit attribuer un rôle clé, celui de s’assurer de la maîtrise des routes maritimes face au rival chinois. Des dizaines de milliards de dollars lui sont attribués pour financer cette montée en puissance.


Par Michael T. Klare, The Nation, 1er mai 2008

Alors que les préoccupations au quotidien de l’armée américaine sont centrées sur l’Irak et l’Afghanistan, les stratèges militaires dirigent de plus en plus leurs regards au-delà de ces deux conflits. Ils envisagent désormais l’émergence d’un théâtre d’opération global où l’élément déterminant sera la lutte pour les ressources vitales bien plus que, comme par le passé, l’idéologie ou les politiques visant à l’équilibre des forces entre les puissances. Estimant que les États-Unis devaient repenser leur doctrine militaire et reconfigurer leurs forces afin de pouvoir l’emporter dans un tel environnement, les responsables militaires américains ont pris des mesures en vue d’améliorer tant la planification stratégique que les capacités de combat de la nation. Bien que peu d’éléments aient été portés à la connaissance du public, un certain nombre d’indications significatives de cette inflexion sont pourtant connus.

Depuis 2006, le ministère de la défense, dans son rapport annuel intitulé « Puissance Militaire de la République Populaire de Chine », met désormais sur le même plan la compétition pour les ressources et l’éventualité d’un conflit au sujet de Taiwan en tant que causes potentielles pouvant déclencher une guerre entre les États-Unis et la Chine. La préparation à un affrontement pour Taiwan reste « un facteur important » de la modernisation militaire entreprise par la Chine, note l’édition 2008 de ce rapport, mais « l’analyse des acquisitions militaires et de la réflexion stratégique chinoise suggèrent que Beijing développe également des capacités utilisables dans d’autres circonstances, telles qu’un conflit sur les matières premières. » Ce rapport suggère que les Chinois envisagent de renforcer leur capacité de « projection de puissance » dans des régions qui leur fournissent les ressources dont l’importance est critique, en particulier les combustibles fossiles, et que ces efforts constituent une grave menace pour l’Amérique en matière de sécurité.

Le Pentagone a également demandé des fonds cette année pour la mise en place du Commandement Afrique (AFRICOM). Il s’agit là de la première structure de commandement déployée outre-mer depuis 1983, à l’époque où le président Reagan avait créé le Commandement Central (CENTCOM) afin de s’assurer du pétrole du Golfe Persique. Ce nouveau QG est censé concentrer ses efforts sur l’aide humanitaire et la « guerre contre le terrorisme ». Mais lors d’une intervention effectuée à la National Defense University en février dernier, Le Vice Amiral Robert Moeller, commandant adjoint de l’Africom, déclarait que « l’Afrique a de plus en plus d’importance géostratégique » pour les Etats-Unis. Le pétrole est un facteur clé dans cette équation et parmi les défis majeurs posés aux intérêts stratégiques des USA dans la région se trouve l’ « influence croissante en Afrique » de la Chine.


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Publication originale "The Nation", The New Geopolitics of Energy , traduction "Contre Info".

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After oil hits 300$ a barrel

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